Où vont tous ces jeunes gens dont pas un seul ne rit ?
Ces doux êtres pensifs que la fièvre maigrit ?
Ils s’en vont travailler neuf heures au lycée ;
Ils vont, de l’aube au soir, faire éternellement
Dans la même prison le même mouvement.
Innocents dans un bagne, anges dans un enfer,
Ils travaillent. Tout est d’airain, tout est de fer.
Jamais on ne s’arrête et jamais on ne joue.
Aussi quelle pâleur ! la cendre est sur leur joue.
Il fait à peine jour, ils sont déjà bien las.
Ils ne comprennent rien à leur destin, hélas !

Toute ressemblance à d’autres poèmes n’est pas fortuite.

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