Les semestres Erasmus font partie de ceux qui se terminent trop vite et dans une trop grosse précipitation.

Les cours s’achèvent le 17 juillet. Puis les examens commencent et les sujets de devoirs tombent. En France, les cours sont terminés depuis plusieurs mois déjà, les universités françaises sont plongées dans un sommeil profond. Est-il trop tard pour rendre les devoirs ? Tous les documents ont-ils été bien reçus ? Doit-on à tout prix faire les devoirs de tous nos cours si nous avons assez d’ECTS ? Il n’y a plus personne pour nous dire quoi faire.

Dans le doute, il faut donc tout faire, alors qu’il fait chaud dehors, alors que l’on aimerait bien profiter de l’été et des amis qui bientôt devront s’éparpiller à chaque coin du monde. La fin d’un séjour Erasmus, c’est de la frustration de n’avoir pas le temps de fêter dignement notre belle année.

Et puis, qui dit fin de séjour dit aussi renouveau des démarches administratives : il faut prendre des rendez-vous pour faire vérifier par le concierge l’état de l’appartement et pour la remise des clefs ; il faut déclarer son départ à la mairie (Bürgerbüro), il faut rendre sa carte de resto U et de photocopieuse et récupérer l’argent laissé dessus ; il faut faire signer tous les papiers erasmus, il faut de désinscrire de l’université et pour cela rendre les livres empruntés à la bibliothèque (et là surprise quand tu te retrouves obligée de payer 6 euros pour frais de port sans savoir pourquoi !) ; il faut supprimer son compte en banque et ranger l’appartement, repeindre les tâches sur les murs, frotter, frotter frotter un peu partout.

Et puis il faut bien les faire, les devoirs, pendant ce temps-là. Et il faut aussi préparer l’année suivante, le travail à Lille, les vaccins pour les Philippines, les examens d’anglais qui seront nécessaires pour candidater à un master anglophone.

Une glace par ci par là, quelques rapides passages aux soirées pour voir les amis, dernières promenades au bord de l’eau avec des textes universitaires pour avoir l’impression d’être productif… Bientôt c’est déjà le 31 août, et l’appartement est vide.

A ce moment il faut faire son deuil, dire au-revoir à la salle de bain détestée mais à laquelle on commençait à s’habituer, faire un dernier adieu aux amis et promettre de se revoir, signer l’état des lieux, et penser à toutes les belles choses qu’il nous reste à vivre.

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