Vendredi à 14:30, le travail au bureau a été interrompu à nouveau. Avec les enfants, les autres employés et les housemothers, nous sommes allés en ville à dos de gros camion, comme c’est l’usage ici, et avons affronté la chaleur et les gaz d’échappement pour assister au « festival de la banane ».

 De là haut, on ne pouvait pas voir grand chose, et les enfants n’avaient pas le droit de descendre à cause de la circulation. Comme je m’occupe des photos, j’ai eu le privilège de voir de plus près les costumes locaux riches en couleurs.

Il n’y a pas à dire, les tenues étaient belles, mais c’est très dommage que les défilés n’aient pas lieu dans de belles rues. En même temps, il faut aussi bien s’imaginer qu’il n’y a pas de vieux centre ni de belle rue, Panabo n’existant en tant que ville que depuis 13 ans.

L’événement a été imaginé il y a trois ans par la municipalité. En visaya, on parle du défilé « binulig », qui désigne les bananes encore liées au cœur, dans l’arbre. Je crois que c’est une fête un peu religieuse, sans l’être officiellement.

 La région vit principalement de la culture de la banane, et par cette fête les paysans célèbrent cette ressource qui leur permet de subsister. Le motif de la banane n’était pas toujours clairement présent. Tout de même, c’est intéressant de voir comment les paysans expriment leur fierté de faire ce qu’ils font.

Il y a beaucoup de visages de jeunes enfants sur ces photos. Certes, la participation des écoles n’y est pas pour rien. Mais c’est aussi parce que l’on est paysan dès que l’on a l’âge de marcher. Le matin à 5 heures (l’école ne commence qu’à 7 heures), je vois souvent des petites filles couper des bananes, d’autres ramasser les fruits ou les vendre… Cela fait un peu bizarre à voir.

La vie pour eux n’est pas vraiment très facile, mais ils le cachent très bien !

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