Etape 1 – 29 octobre 2015

Ainsi que je l’avais annoncé précédemment dans un article sur mes missions à accomplir lors de mon bénévolat aux Philippines, l’un des projets consiste à donner un peu de riz aux familles qui en ont le plus besoin.

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Nous sommes allés faire un tour du côté du quartier Cogon 2, l’un des quartiers les plus pauvres de Panabo. Nous allons y distribuer deux kilos de riz à chaque foyer. Mais nous voulons aussi établir un contact avec le quartier et pouvoir remercier les donneurs allemands de la part des receveurs philippins (les sponsors de cette association sont majoritairement Allemands ou Suisses-Allemands).

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Notre objectif est que 36 familles écrivent une lettre de remerciement pour que le quartier reçoivent le riz. Cela m’a paru un peu étrange au début de faire faire une lettre aux familles avant qu’elles n’aient reçu leurs provisions. Mais d’un autre côté, les membres les plus anciens de l’association ont déjà fait des expériences similaires et sont certains qu’aucune famille ne voudra faire l’effort d’écrire une lettre après avoir reçu leur portion.

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Pour encourager nos 36 familles à écrire une lettre en anglais, nous leur avons promis à chacune huit kilos de riz qu’elles pourront partager avec leurs proches. Tout de même, la partie n’est pas gagnée pour nous, parce que leur niveau d’anglais est très très limité. Il va falloir que nous leur donnions quelques cours d’anglais, des modèles de lettres, leur dire quoi écrire. Et que nous corrigions les plus grosses maladresses.

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Choisir 36 familles n’a pas été très drôle, comme je m’y attendais. De la pauvreté partout. A force, on s’y habitue. Parfois nous avons dit « non, celle-là n’est pas si pauvre que cela, allons plus loin ». C’est honteux. Même nos clochards sont mieux lotis.

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J’aurais aimé choisir les plus pauvres, et discuter avec toutes les familles du quartier pour choisir celles qui étaient les plus disposées à écrire en anglais et qui avaient le plus besoin de suppléments de provisions. Malheureusement, les autres bénévoles n’avaient pas envie d’y passer des heures. Et surtout, nous avions avec nous Em-Em, qui participe à la campagne municipale, et qui fait du projet une arme électorale. C’est surtout lui qui a parlé aux familles en visaya, et il a tenu à donner une poignée de mains à tous les habitants. Cela a sûrement été plus pratique pour la première approche… mais c’était aussi censé être notre projet, alors j’aurais eu besoin de plus de temps et de plus de liberté. Je ne suis pas venue pour faire de la politique.

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Finalement, nous avons essayé de repérer directement les enfants et de voir vers quelles maisons ils accouraient et avons essayé plus ou moins de privilégier les familles avec le plus d’enfants en bas âge. Tout de même, je ne suis pas certaine que nous ayons fait le maximum pour être justes, et notre choix aura surtout relevé du hasard.

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