Voilà, à peine arrivée, et déjà un jour férié !

Mais c’est pour la bonne cause cette fois : aujourd’hui, tout Sydney était animé pour célébrer la journée d’indépendance de l’Australie. Quelqu’un m’a murmuré le nom d’un certain Capitaine Cook. Cela m’a dit vaguement (vraiment très vaguement) quelque chose, alors j’ai fait quelques recherches histoire de pouvoir rendre mon blog un peu instructif.

Je n’ai pas de meilleure source que Wikipédia (page en anglais). Un peu la honte, mais comme je ne suis plus en prépa et que je n’ai pas l’intention de faire une dissert, c’est pas la mort (je l’avoue, j’ai toujours rêvé d’écrire une compo à la cool style donc je me lâche pour de bon) !

De la colonisation à l’indépendance

L’histoire, c’est que les Européens aux XVIII-XIXème siècle ont trouvé ça tendance et bien pratique de mettre des drapeaux sur toutes les terres immergées qu’ils trouvaient sur leur chemin. L’Australie en a fait partie, a été explorée par plusieurs Européens. Et puis un jour en 1770 un gars, James Cook, a déclaré que les territoires qu’il venait d’explorer appartiendraient désormais à l’Angleterre. Juste comme ça, sans demander leur avis aux populations aborigènes qui vivaient là.

Comme d’habitude, quand il est question de s’approprier les terres, on ne fait pas les choses à moitié. Au début bien sûr  le désigné gouverneur Arthur Philip a dit mais non mais non, il ne peut y avoir d’esclavage dans un pays libre, donc il ne peut pas y avoir d’esclaves non plus. Voilà, c’est spirituel, c’est profond, on peut éventuellement même verser une larme. Mais voilà, le fait est, ce n’est que du vent, et en 1835 le gouverneur Bourke (terra nullius) ne s’est pas gêné pour déclarer que les Australiens indigènes ne pouvaient pas acheter ou vendre de terres sans autorisation de la Couronne. Bref la grosse arnaque !

L’histoire suit son cours, entre violence, protestations et tentatives de concessions et de rapprochement (mon prof d’histoire de prépa aurait dit ici : « vague », mais encore une fois, peu importe, le texte n’est qu’un prétexte pour poster mes jolies photos).

Avec le Statut de Westminster en 1931, le gouvernement britannique a finalement accordé à ses dominions une autonomie législative complète (malins et fourbes ces Anglais) mais le Colonial laws validity Act de 1865 n’était pas levé intégralement donc l’Australie n’a été indépendante qu’en 1986 avec l’Australian Act (tadaaam !)

La journée de l’indépendance à Sydney

Les Australien aiment leur pays. J’ai demandé confirmation au Dad de ma famille qui m’a dit : « L’Australie, c’est juste le meilleur pays du monde ». Au moins c’est clair (ça se discute, mais je ne voulais pas non plus gâcher sa matinée, lui qui arborait, en parfaite harmonie avec ses filles un Tshirt marqué des neuf lettres de l’Australie).

Nous disions donc, ce matin nous sommes allés au bord de l’eau pour admirer la cérémonie. Des centaines d’Australiens avaient eu la même idée.

Il y a eu de tout, un ballet d’hélicoptère, un avion-fusée qui a fait ses va-et-viens, un avion australien. Des coups de canon ont été tirés, des gens costumés ont défilé. Et les bateaux se sont multipliés devant nous ! La matinée a été franchement agréable et ensoleillée, et ma mum d’accueil avait pensé au pain, au jambon et aux snacks… C’était parfait !

Oui, je sais, vous allez dire : « Pourquoi une araignée ? » Elle a assisté elle-aussi au défilé, fait partie de la culture australienne, je l’ai trouvé charmante, et elle au moins ne me pose pas de problèmes de droit à l’image !

Le soir après dîner, nous sommes ressortis en ville au Darling Harbour pour admirer le feu d’artifice. Très beau le port avec toutes les couleurs dans le ciel et les reflets dans l’eau. Sur mes photos pas mal ratées, on ne reconnaît pas le feu d’artifice, mais comme je les trouve stylées quand même je vous les colle ici, vous pourrez vous faire une idée de la chose vous-mêmes.

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