Comme promis, voici une présentation sommaire des lieux que j’ai visités, à commencer par la banlieue où j’ai habité avec ma première famille, suivie des sorties culturelles dans le centre de Sydney et enfin des plages moins connues que Bondi :

Greenwich est une des banlieues du Nord de Sydney. Elle se situe à cinq kilomètres du CBD. J’ai souvent fait le trajet jusqu’au centre à pieds, car au milieu de la promenade se trouve le Harbour Bridge, depuis lequel on peut contempler toute la ville.

A quelques minutes de la maison se trouve un petit bois, et au Sud un parc naturel où j’allais courir, lire, ou juste me changer les idées entre deux machines en attendant l’heure de la sortie des classes.

Le centre historique et les sorties culturelles :

Il y a de nombreux musées à Sydney, comme il fallait s’y attendre. Le Museum of Sydney est assez petit, on peut y découvrir l’histoire des relations internationales de l’Australie, une maquette de l’Harbour Bridge, des dessins en noir et blanc, de vieux boutons de chemise, vieux clous ou vaisselle brisée et une exposition sur le sombre passé colonial du pays. On y apprend certes des choses, et j’aime vraiment avoir des informations historique, mais je trouve dommage que l’exposition ait été principalement faite de panneaux imprimés.

Petite déception également au Museum of Justice, bien qu’on puisse y découvrir les anciennes cellules de détenus, de courtes et intrigantes présentations de criminels et des collections d’armes. Le musée est un peu glauque, mais j’ai beaucoup aimé les photos prises par le photographe de la police. Ce ne sont pas des photos classiques de détenus avec leur numéro. Le photographe a tenté de capturer la personnalité des détenus et l’atmosphère des scènes de crimes. Le résultat est impressionnant.

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Quelques photos du Government House dont je n’ai visité que le parc : fleuri, avec vue sur l’opéra, c’est magnifique !

 

J’ai beaucoup aimé le Susannah Museum, dans le quartier des Rocks, où j’ai pu visiter une maison datant de la colonisation de l’Australie. C’était une maison sur trois étages, vraiment exiguë mais prospère pour l’époque d’après les commentaires du guide. Intéressant également de voir les marches hautes, l’étroitesse du lit, les toilettes à l’extérieur.

Ma visite préférée a été celle du musée d’art contemporain, haut en couleurs, et dans lequel l’art aborigène a été mis en valeur. Des œuvres extrêmement originales pour critiquer la société (la carte des sentiments en Grande Bretagne par exemple, qui m’a drôlement rappelé la carte de Tendre) et vraiment esthétiques.

L’Observatoire, à la sortie de l’Harbour Bridge du côté de la ville, est gratuit ; on peut y voir un magnifique télescope et en apprendre plus sur la notion du temps à Sydney.

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Les églises sont belles également, mais ressemblent beaucoup à des églises européennes.

Le jardin botanique est extraordinaire pour découvrir la flore tropicale !

Autres lieux que j’ai aimés :

Lorsque l’on n’a qu’une semaine pour visiter Sydney, ce n’est pas forcément à la Palm Beach que l’on se rend, mais quand on y passe plusieurs mois on aurait bien tort de s’en priver. D’un côté, une plage au sable clair et une mer agitée ; de l’autre, des eaux algueuses et calmes, emprisonnées par la baie. Une promenade jusqu’au phare offre une vue incroyable sur la double plage (quelque chose que je n’avais jamais vu auparavant).

Le plan initial était d’aller à Jervis Bay avec des amis et nous avions réservé un véhicule chez Europcar pour nous y rendre. La prise des clefs était prévue à 8:00 et nous étions tous en avance comme convenu, même notre ami espagnol (il y a des clichés véridiques, ne nous voilons pas la face). Mais voilà, à 7:57 j’ai reçu un appel d’un des managers de l’entreprise de location qui m’annonçait que le véhicule que nous avions réservé n’était pas disponible, qu’il n’y avait d’ailleurs aucun véhicule libre à Sydney ce jour-là et qu’il ne pouvait rien faire de plus pour nous. Deux décisions se sont ensuivies : La première : aucun de nous ne louera plus jamais une voiture chez Europcar ! La seconde : c’est qu’il y avait suffisamment de plages à Sydney pour trouver quoi faire et que nous irons passer la journée à Cronulla. La plage s’est avérée superbe, par chance peu bondée, et nous avons passé une journée formidable.

Je suis allée plusieurs fois à la plage de Balmoral, parce qu’elle est facilement accessible en bus depuis la station Saint Leonard (à côté des lieux d’activité des enfants) et que cela me faisait une sortie agréable les jours de semaine. En une demi-heure je pouvais être de retour et n’avais pas besoin de contrôler sans arrêt l’heure. Ce n’est pas non plus un lieu hors du commun, mais quand même sympathique pour voir des amis et au moins cela m’évitait de perdre du temps dans le centre de Sydney. Après tout, à chacun sa plage !

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Le Royal National Park est connu pour ses pools dont mon amie française et moi avions vu de très belles photos. Nous avons donc décidé de nous y rendre à notre tour… Météo agréable pour une randonnée de cinq à six heures, chaussures de marche aux pieds, bouteilles et snacks dans le sac (achetés à la gare car pas de centre commercial ou supérette à proximité malheureusement), c’est parti pour la conquête du parc et la chasse aux kangourous. Nous ouvrons tout grand les yeux… Mais, non, ces animaux nous fuient décidément ! Après quelques heures de marches, nous atteignons un lac. L’endroit est parfait pour un pique-nique ou une baignade rafraîchissante, mais nous sommes d’accord, ce n’est pas du tout ce que nous avions vu sur les photos de nos amis ! Un peu perplexes, nous questionnons les autres randonneurs qui ne peuvent pas nous en dire plus (pour cause, ils cherchaient la même chose que nous). Finalement, un Australien du coin nous indique que ce que nous cherchions à l’origine se trouve à trois heures de marche au Sud. Tant pis, il faut parfois être fataliste : nous décidons de rentrer, tout de même satisfaites d’avoir pu respirer un bon bol d’air sauvage. Sûrement une bonne idée d’ailleurs, car quelques uns de nos amis se sont rendus dans ce parc le lendemain, ils ont trouvé les Pools, mais nos deux compères suisses n’en sont pas vraiment revenus intacts (mais rien de vraiment grave non plus!). Les courants y sont particulièrement violents, et lorsqu’une vague arrive, il faut plonger à l’intérieur des cavités pour se protéger… Mauvais timing pour eux qui ont décidé de sortir de l’eau au moment où une vague se jetait sur eux. Projetés à vingt mètres sur les roches, ils ne sont pas prêt d’y retourner de sitôt (mais ils ont de belles photos au moins) !

Sydney est une ville très grande pour une petite villageoise comme moi.

Il y a des voitures partout, et chaque jour les touristes s’extasient devant les buildings argentés serrés les uns contre les autres. Personnellement, je ne suis pas fan des grandes villes, malgré tout je dois bien reconnaître que Sydney a un charme bien à elle. Tandis qu’à Paris les gens se précipitent dans les escalators, se marchent sur les pieds dans le métro et se parlent aussi peu que possible, l’ambiance est ici bien plus décontractée et conviviale. Sydney est un repère pour les backpackers de tous horizons.

Évidemment, comme toujours, je ne suis pas objective, car je suis devenue (presque) insensible à tout stress (check yeah) : je ne suis pas pressée, et si les gens veulent me doubler, ma foi, qu’ils me doublent!

Mon impression de la ville ne peut cependant pas être uniquement le reflet de mon propre état psychologique. Le niveau de vie moyen est élevé, le soleil y brille en moyenne 2611.5 heures par an (dixit wikipédia !), et surtout, il y a toujours quelque chose à faire pour décompresser, que ce soit dans la semaine ou pendant le week end, durant la journée ou à des heures plus tardives.

Pour ma part, je n’ai pas trop le temps de sortir pendant la semaine, parce qu’il faut compter une heure de trajet pour atteindre les attractions les plus intéressantes et j’ai peur de ne pas rentrer à l’heure (15h) pour récupérer la grande de l’école. En revanche le week end, je sors souvent visiter la ville le samedi (musées, églises, quartiers historiques), et je profite du dimanche pour me changer les idées à la plage. J’ai bien l’intention de présenter toutes les attractions et tous les lieux que j’ai visités avec leurs avantages et leurs inconvénients, mais pour commencer, je vais préparer pour vous un article sur les plages célèbres de Sydney.

Il y a beaucoup d’activités gratuites (plages, certains musées, etc) mais il faut tout de même prendre en considération les coûts de déplacement. L’astuce : avec la carte OPAL (gratuite), on ne paiera jamais plus de 2,50$ un dimanche, ni plus de 15$ un jour de semaine, ni plus de 60$ en une semaine (c’est tout de même cher, mais je trouve assez exemplaire que la mobilité soit plus accessible pour tous durant le week end).

Pas besoin non plus de prendre avec soi une bouteille d’eau de 5 litres, il y a suffisamment de stations d’eau douce pour recharger la bouteille, à la plage tout comme dans le centre .

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