Déjà un mois passé dans ma famille à Boyne Island, il est temps de vous présenter un peu les nouveaux paysages que j’ai pu découvrir et d’exposer aussi mon quotidien.

Les parents comme les enfants sont vraiment adorables, je m’entends super bien avec eux. Rien à voir avec la première famille dans laquelle les relations étaient professionnelles. Ici, j’ai vraiment l’impression d’être une grande sœur, et je crois que c’est aussi ce que pense toute la famille.

J’ai une jolie chambre, assez petite mais comme je n’y passe pas beaucoup de temps ce n’est pas du tout gênant. Quand je suis arrivée, la maman avait laissé un ours en peluche énorme en plein milieu du lit, prêt à m’accueillir et les filles ont été heureuses de me donner mes serviettes bleues et de me faire remarquer que les draps du lit étaient bleu aussi, comme ma couleur préférée, parce qu’ils étaient aller en acheter des tout frais juste pour moi.

Les journées commencent en général assez tôt, entre 6:30 et 7:30 du matin et s’achèvent entre 5:00 et 7:30 du soir. Les petites sont vraiment très actives, la grande de 3 ans et demi a un langage incroyablement développé pour son âge et apprend à lire et à écrire, ensemble on fait ses exercices, on dessine, on fait de la peinture, du bricolage, on apprend le français, on fait de la gym et du yoga, on joue dans la piscine du jardin, on invente des histoires, on lit des livres, on fait la cuisine… et tellement plus encore. Avec la plus petite qui a un an et demi, c’est un peu plus dur parce qu’elle est encore très jeune et surtout elle a du mal à s’adapter à l’absence soudaine de sa mère durant la journée. Elle a développé une fâcheuse tendance à toucher à tout : le frigo, la poudre bébé, la crème, l’eau, les jus, les papiers du bureau, les dvd, les prises électriques… voilà donc je suis contre mon gré devenue une grande sœur rouspéteuse ! J’en ai même appris à apprécier les longues heures de chamailleries et de cris, car le non-bruit parfois est chargé de nombreux présages (et à tous les coups bingo la petite est en train de répandre la crème partout, d’essayer d’ouvrir les couches qui sont déjà dans la poubelle ou de jouer avec mon appareil photo ou avec les bijoux en or de maman). Accessoirement, je suis aussi devenue une professionnelle du changer de couches en moins de deux et des repas improvisés, et une championne de la conduite à gauche, car quand on va au parc, à la librairie, aux playgroups (des groupes d’enfants-parents se retrouvent pour des activités) ou à la danse, on prend la voiture.

Ci-dessous quelques clichés pris à Bundaberg.

Mais ce que j’apprécie surtout dans cette nouvelle expérience d’au pair, ce sont les moments que je partage avec la famille, ne serait-ce qu’une conversation autour d’un repas, les surprises simples que l’on se fait pour le plaisir de faire plaisir lorsque je prépare des gâteaux ou lorsque les parents achètent spontanément un bon vin à partager pendant MKR (My Kitchen’s Rules, un concours de cuisine avec un Français, Manu, dans le jury). Pendant mes « jours off », je suis tout de même présente pour aider le papa : je fais manger les enfants, je fais du français ou chante Let it Go de Frozen avec les petites pour donner une pause au papa, je m’en occupe aussi quand il va faire les courses.

C’est beaucoup de travail, c’est vrai, mais les parents en contrepartie sont aussi heureux de me faire visiter les endroits intéressants de leur commune, pendant les vacances je suis aussi conviée (je suis allée à Bundaberg avec la maman et les enfants chez la famille et j’y ai enfin vu des kangourous, des champs de sucre… plein de choses passionnantes) et quand il s’agit d’événements familiaux importants (ce week end le père part avec les enfants chez sa famille pour les 50 ans de mariage de ses parents) je peux faire ce que je veux et apprécier le silence, la plage, et les films du soir avec la maman.

Ci-dessus : deux photos de palmier au couchant depuis la maison, faune et flore locale, la plage, et atelier peinture dans coquillages !

C’est une situation qui me plaît franchement. Tout n’est pas parfait, bien sûr, car la vie d’au pair n’est pas de tout repos, mais je suis heureuse d’être où je suis et de faire ce que je fais : je parle beaucoup anglais, j’ai une relation personnelle épanouie avec l’ensemble de la famille (à Sydney je jouais beaucoup avec les enfants mais avec les parents la conversation était limitée), je peux même économiser pour mon ultime voyage de Alice Springs à Melbourne et pour le réapprovisionnement de ma garde-robe. Bref, je vais bien, les couchers de soleils sont magnifiques et je ne regrette pas d’avoir choisir de venir dans cette ville et dans cette famille…

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