Depuis Townsville, je suis allée à Alice Springs en bus. Le voyage devait durer 26 heures, pour un trajet incluant une nuit, mais avec bien plus de confort cette fois, et un peu plus d’espace privé car le bus n’était pas complet. Nous avons fait des pauses régulièrement (les toilettes dans le bus n’étant pas vraiment supposées être utilisées), et nous avons pu dormir à peu près correctement jusqu’au lever du soleil. Depuis le bus, nous avons pu contempler les paysages, très arides, nous avons pu aussi sentir à chaque halte que nous nous rapprochions chaque fois un peu plus du cœur des mondes aborigènes.

Nous avons eu un peu plus de temps pour faire connaissance avec les autres voyageurs, et à l’approche de Alice Springs le chauffeur a même eu l’attention de nous accorder une pause un peu plus longue pour que nous puissions prendre des photos des Devils Marbles, ces pierres rondes en granit gigantesques amassées les unes sur les autres. Les aborigènes les appellent Karlu Karlu. Selon la légende, à l’approche de minuit, ces pierres prennent vie pour former des monstres maléfiques. Mieux vaut de pas s’y attarder trop tard la nuit !

L’endroit en tout cas est vraiment impressionnant. Les pierres semblent être magiquement tenues en équilibre. Elles apparaissent soudainement dans le paysage, en complète rupture avec les déserts buissonnants dont la vallée de pierres de granit est entourée.


L’endroit en tout cas est vraiment impressionnant. Les pierres semblent être magiquement tenues en équilibre. Elles apparaissent soudainement dans le paysage, en complètement rupture avec les déserts buissonnants dont la vallée de pierres de granit est entourée.

J’ai passé deux nuits dans le Havens Backpackers, un des deux hostels de Alice Springs. La ville est minuscule, très poussiéreuse, avec une couleur étonnamment rouge. Le tour est vite fait, mais tout de même, en regardant bien autour de soi, on finit par penser qu’il y a plus que ce qu’il n’y paraît.

L’avantage des hostels, c’est que c’est très facile de rencontrer d’autres voyageurs qui ont pris la route seuls. Alors nous nous retrouvons, et nous vivons nos aventures ensemble. Nous nous sommes organisés pour visiter le centre, puis  les jardins botaniques où nous avons pu voir des kangourous et des oiseaux exotiques et découvrir la ville, la rivière à sec, et pour finir quelques galeries d’art aborigènes avant d’attendre le coucher du soleil depuis l’Anzac Hill Untyeyetwelye.

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