Jour 1
A peine arrivés à Adelaide, le second tour commence. Nous devons atteindre Melbourne (VICTORIA) dans deux jours. J’aurais aimé avoir un peu plus de temps pour découvrir Adelaide et ses environs, mais mon avion pour Paris ne m’attendra pas en cas de retard. C’est donc par précaution que j’ai choisi d’enchaîner les deux visites.
Notre nouveau guide passe nous prendre tôt à nouveau. Nous l’appelons M. Elle ne ressemble pas du tout à Sam, mais est tout aussi motivée, chaque guide a son style après tout.

Pour ce trajet, je décide de me placer juste derrière le siège conducteur pour mieux profiter de la vue. C’est sûrement la bonne décision, car sur la droite j’aperçois soudainement une surface étrangement rose que je peine à identifier. Mon amie allemande, suivant mon regard un peu perplexe, me dit : c’est un lac. Je pense « un lac rose, il faut absolument que l’on s’arrête ». Je m’aperçois que j’ai pensé tout haut, car M pile pour s’arrêter en bord de route et mes camarades éclatent de rire.

Vraiment, nous aurions manqué quelque chose à ne pas nous arrêter. La pause exceptionnelle qui devait de durer que 5 minutes en prend finalement 20. Tout le monde est sorti du bus, et nous restons en extase. Un lac rose. Voilà qui n’a rien d’anodin et qui nous persuade que cette aventure sera extraordinaire.

Nous arrivons dans l’après-midi aux McKenzie Falls où nous faisons une nouvelle promenade. Mais le climat change drôlement des températures du Nord. Le vent est frais et chargé de pluie fine. Nous ne quittons pas nos vestes. Le paysage est joli, sans être pour autant stupéfiant.

Nous avons pris du retard, que M tente de rattraper. Nous arrivons cependant dans la soirée aux Grampians, puis rejoignons le Red Lookout dans les montagnes, à l’heure pour un coucher de soleil déjà avancé. Nous sommes en altitude, il fait encore plus froid que tout à l’heure, mais cette fois le spectacle retient notre attention. Nous ne nous attardons pas trop longtemps cependant, car il se fait tard, les ventres sont creux, et nous aurons besoin d’énergie demain.

Jour 2
Nous commençons par nous rendre à nouveau sur les montagnes (Pinnacle Hike), à pieds pour découvrir une nouvelle vue. J’apprécie chaque jour d’avantage les levers de bonne heure. Je pensais qu’un tour serait fatigant car on ne peut pas organiser la journée comme on l’entend. C’est vrai, mais pour un dernier séjour, j’ai trouvé agréable de ne pas avoir à préparer quoique ce soit. D’ailleurs finalement, j’ai encore pu convaincre la guide plusieurs fois de s’arrêter pour des photos, ce qui a constitué pour moi un agréable compromis. Nous avons ainsi pu nous arrêter spontanément dans un champs voir de plus près des kangourous. Nous prenons des photos, admiratifs devant les bébés dans les poches de leurs mamans. Le minibus klaxonne et nous fait savoir que la pause a suffisamment duré. Nous repartons.

Vers 13 heures, M nous présente la région et nous annonce que nous allons déjeuner dans un cratère de volcan qu’elle appelle Tower Hill. Je trouve l’idée charmante, d’autant plus que l’on peut y voir des émeus, des kangourous, des wallabys, et des koalas en pleine nature. Je prends une centaine de photos qui se ressemblent toutes, puis M nous emmène vers les 12 Apôtres, ceux que nous rêvions de voir et qui sont une caractéristique de la Great Ocean Road.

Jour 3
Pour cette dernière journée de voyage, nous passons la matinée à marcher sur la plage des Loch Ard Gorge, avant de nous rendre dans une forêt tropicale, la Mait Rest Rainforest. Ce n’est pas la première fois que j’en vois, mais c’est la dernière fois pour mon voyage en Australie, alors je me remplis les yeux de ces arbres immenses et de ces fleurs étranges et de l’odeur des bois.


Le trajet s’achève en beauté. Nous visitons un parc naturel où se trouvent des perruches, des perroquets, et des koalas. M a apporté du grain pour nourrir les oiseaux. Nous sommes tout fous de les voir voler sur nous.
En regardant attentivement autour de nous, nous repérons quelques koalas perchés sur les arbres, souvent très hauts, mais pas toujours, comme dans ce parc où j’aurais presque pu toucher en caresser la fourrure épaisse. La plupart du temps, ils dorment. Quand je pense qu’ils dorment en moyenne 20 heures par jour !!

Melbourne

Avant de rentrer à Paris, il ne me restait plus que quelques jours que j’ai consacrés à l’exploration de Melbourne. Il faisait frais, mais pas autant que mes amis du Queensland me l’avaient prédit.
En cinq jours, on ne peut pas tout voir, bien sûr, pourtant j’ai eu assez de temps pour découvrir les Art Streets de Melbourne, une plage absolument superbe à Brighton, et le gigantesque marché Victoria au Nord du centre ; j’ai observé également la ville de nuit depuis la tour Eureka 89, puis visité une exposition extraordinaire sur the Nightingale and the Rose d’Oscar Wilde (à l’ACMI, dont la toiture, malgré ses couleurs bronze et argent, me rappelait un peu celle de l’Opera House à Sydney).

Entre les rues principales, des rues en fête, un quartier chinois, plusieurs expositions d’art aborigène (j’ai particulièrement aimé les peintures synthétisant tradition et romantisme sur une même toile) au Federation Quare, à la National gallery victoria et au musée de Melbourne où certains visiteurs venaient admirer l’exposition de sciences naturelles, tandis que j’ai passé plus de temps à regarder les peintures aborigènes et l’exposition sur la colonisation de l’Australie et l’histoire de Melbourne.

Je me suis contentée de faire le tour du pyramidal « shrine of Remembrance », et ai profité d’une fin de journée encore chaude pour visiter les jardins botaniques.

Pour terminer mon séjour en Australie j’avais même pris une chambre individuelle à Saint Kilda, au Ritz, pensant pouvoir découvrir la périphérie de la ville, et peut-être même voir quelques pingouins au coucher de soleil. Depuis la banlieue, on peut encore voir la ville se dresser derrière le stade, cela lui donne même un petit air de fraîcheur.
Le vent était glacial dans la soirée, aussi ai-je renoncé à chasser des yeux les pingouins, malgré mes munitions en Chai Latte et Dairy Milk chocolate pour affronter la nuit.

Comme pour donner à mon voyage un petit air de magie, j’ai croisé par le plus grand hasard une copine de prépa que je n’avais pas revu depuis que nous avions choisi nos chemin respectifs il y a trois ans. Elle connaissait Melbourne mieux que moi et m’en a fait découvrir des rues auxquelles je n’aurais jamais pensé sinon ; toutes les deux surprises, nous avons parlé du temps, de nos années passées, de nos amis de classe en voyage de par le monde, et de nos milliers de rêves à réaliser. Et de mon côté, pour la première fois depuis des mois, j’étais par cette simple rencontre confrontée à la fois à la réalité de mon retour en France imminent et de la reprise de l’Université et des devoirs académiques après un an d’absence.

Mon avion s’est envolé le 10 août. Je suis arrivée à Paris le lendemain en milieu d’après-midi.

Publicités